mercredi 31 décembre 2008

Puerto Madryn - Réserve naturelle de Punta Tumbo

On va passer le nouvel an ici. A voir si ce sera aussi calme qu'à noël ?! Le 1er, on part pour Mercedes.


A quelques criques de Puerto Madryn, allons prendre un bain de soleil avec un lobo marino, comme ils l'appellent ici.




Ici, les animaux sont très disciplinés. Ces espèces de cygnes marins nagent bien en ligne et à équi-distance s'il vous plait.


De retour à Puerto Madryn, la seule opportunité d'échapper au béton est d'aller marcher sur la plage. Julie va même se baigner et Paulo en bon martiniquais ne trempe que le bout du pied.


Les veufs et les veuves se remarient parfois. Dans le cas contraire, ils deviennent tonton et tata des jeunes pingouins. Ils donnent des cours de natations, ...



Papa et maman profitent d'un peu de tranquilité pour se faire des câlins ... Le pingouin est monogame. Les couples ainsi formés restent ensemble jusqu'à ce que "la mort les sépare ...".


Séance bain de soleil




Il y a tellement de monde qu'ils n'y a même plus la place de mettre une serviette.



Quand ils ont trop chaud ou que l'heure de la popotte arrive, tout le monde va à la plage et en ligne s'il vous plait.



Ils ouvrent tout le temps le bec mais pas de son, plutôt un soufflement. Il fait très chaud, ils ont peut-être besoin d'air. Blague à part, c'est tout simplement leur comportement habituel.



Jusqu'à ce que les petits soient capables de s'alimenter tout seuls, les parents ne mangent rien. Le mâle et la femelle vont à tour de rôle chercher de quoi manger à leur progéniture.


petit au nid

Ils reviennent ici tous les ans, dans le même nid creusé dans la terre. C'est papa qui arrive le premier, pour remettre en état la maison. L'accouplement a lieu au cours du mois de septembre. Les premiers petits naissent début novembre. Aujourd'hui, ils ont deux mois et commencent à changer de plumage. Les cours de natation vont bientot commencer.

Puis, c'est enfin notre premier pingouin, beaucoup d'autres vont suivre. Il en sort de partout bien qu'on soit encore loin de l'océan.
Martineta
Un peu plus loin, on a la chance de croiser la perdrix du coin en plein repas de midi.


Un peu plus loin sur le chemin qui doit nous mener aux pingouins, on apercoit un petit cuis. Beaucoup plus petit et bien différent de ceux qu'on a vu au Pérou et en Equateur.



Une fois sur place, pouvons approcher d'un peu plus près quelques couples de guanacos; jusqu'à présent, on était toujours sur la route quand ces braves bêtes se laissaient voir.



Le lendemain matin, partons pour Puerto Madryn. Tout du moins on voudrait bien. On se poste devant notre bonne vieille station service et on tend le pouce. Mais aujourd'hui, le vent et la pluie sont contre nous, c'est vraiment pas gagné. Quelques heures plus tard, on se résoud à prendre le bus. Le lendemain midi, on y est. La ville est affreuse, les alentours sont secs pour ne pas dire arides.
Dès le lendemain, on part pour la réserve de Punta Tumbo qui héberge en ce moment plus de 300 000 pingouins de Magellan.

Tierra del fuego

Deux jours plus tard, on remet les sacs à dos. Décollons d'Ushuaïa en stop avec trois français super sympas : Laura, Clément et Christopher. Ils nous déposent à Rio Gallegos où on ira casser la croute tous ensemble.


On passe le réveillon tous les trois dans notre petit rancho. Au menu, cochon de lait, macédoine de légumes, tarte aux pommes, ... simple et sympa à la fois. A minuit, on est couchés.



Même si le soleil n'est pas de la partie, on arrive à apprécier les belles couleurs de la tourbe. Après avoir patauger quelques heures, on rentre à la maison rejoindre papy Miguel.


Vu d'en haut, c'est sûr, c'est joli ! Quelques années auparavant, c'était un bois de lengas. Maintenant, c'est légèrement spongieux. En un mot, on a les pieds trempés.


La maison de la petite famille



Les digues sont parfaitement rectilignes, et surtout, ça tient ! Le seul point noir, c'est que les castors ne sont pas d'ici. Encore une bonne idée des américains ... Et comme à chaque fois qu'on introduit une espèce, c'est tout l'écosystème d'origine qui en paye les frais.



Ces deux lagunes sont l'oeuvre des castors. On les découvre un peu plus haut sur la coline. C'est du beau boulot.



Un peu plus loin, on arrive au niveau d'une castorera, un site "industriel" d'exploitation forestière et de construction de digues, tenu par une famille de castors. C'est impressionnant le boulot que peuvent abbattre ces petites bêtes mais surtout, la taille des arbres qu'ils grignotent.



Pas emballés par le parc national, on décide d'aller se balader loin du tourisme de masse. On part en stop à 30 kms d'Ushuaïa pour aller se balader dans une tourbière qui occupe toute une vallée.
Au détour d'un petit rio, on tombe sur une maman Cauquen qui apprend à nager à ses petits.


Un couple de canards plongeurs



Plus loin, on fait connaissance d'un bébé foulque qui tient à peine debout malgré ses énormes pattes. 3 secondes plus tard, il est parterre. Un vrai culbuto !



Ca c'est les "collants" du coin, on en a plein les chaussettes, ... partout quoi. Ils sont tellement beaux qu'on s'était pas méfiés !


cabecita negra austral en train de manger des fleurs

C'est le parc national le moins sauvage qu'on est vu de toute l'Argentine ! De belles pistes emmènent des cars de touristes aux endroits dits d'intêréts. On est pas vraiment emballés ! En cherchant des petits sentiers, on arrive quand même à s'isoler de la foule et à observer deux-trois bestioles.



Après quelques jours dans la ville durant lesquels il fait vraiment un temps de chien : vent, pluie, neige, ... on profite d'une éclaircie pour aller se balader au parc national "tierra del fuego".

gaviota gris


garza bruja


le mâle


Caranca femelle

La population d'Ushuaïa a été multipliée par dix ces dix dernières années, c'est pas vraiment une petite cité de caractère. C'est juste la ville la plus australe du monde et ça s'arrête là !
Du coup, on va trainer sur le port, ... On y rencontre un genre d'oie de mer, des hérons, ...



Et Miguel, le joueur de poker.
Une fois Julio parti, on vivra en coloc' avec Miguel. Avec lui, on découvrira tous les standarts de la cuisine familiale argentine : Albondigas, cordero patagonico, pizza maison, cochon de lait, ...

Chupa


Julio au petit matin

Julio s'en va deux jours après notre arrivée. Mais avant ça, il tient à marquer le coup. Passons une nuit à visiter les bars et boite de night d'Ushuaïa. Ici, c'est vraiment facile de faire des nuits blanches, il ne fait nuit que 3 heures par jour; entre minuit et 3hoo.


Passons la première nuit dans la cabine du chauffeur. On est tellement sérrés là-dedans qu'on ne risque pas d'avoir froid ! Les jours qui suivront, on sera hébergés chez Julio, dans son petit rancho. Et là, c'est notre quartier.



Pour arriver en Terre de feu, il nous faudra rouler en terre chilienne quelques centaines de kms. Après les formalités passage de frontières, devons traverser le détroit de Magellan avec le bac. On a la chance de voir des "toninas", des dauphins noir et blanc qui jouent à la proue du bateau.
A 4h00 du matin, on arrive enfin.
Après une courte nuit, reprenons du service à la première heure. La persévérence, ca paye ! A 11h00, on décolle enfin pour Ushuaïa dans un vieux Scania de 1978. Les 14 heures de route qui nous séparent encore d'Ushuaïa nous permettront de faire connaissance avec Julio. Sacré bonhomme !

Après deux jours de repos, et surtout deux bonnes nuits dans un vrai lit, on reprend la route. On fait du stop près d'une station service où viennent faire le plein, les camionneurs qui descendent à Ushuaïa. Malgrè les beaux yeux de Julie et une patience inébranlable, on arrivera pas à décoller de là. On passera 14 heures à espérer. Seule consolation du jour, une patte avant d'agneau qu'un restaurateur nous offre gracieusement.

samedi 13 décembre 2008

Parc national Los Glaciares

On fait 200 kms avec eux. Ils nous laissent au milieu de nulle part. On espère ne pas se faire un "remake" de Bajo Caracoles. 1/2 heure plus tard, José s'arrête. Faisons à toute allure les 250 kms manquants jusqu'à Rio Gallegos. Là-aussi, pas un chat, juste la steppe et les guanacos.
Prochaine étape, Ushuaïa ....


Dernière nuit à El Chaltén. Le lendemain matin, on se lève de bonne heure pour faire du stop. Destination du jour : Rio Gallegos, à 450 kms de là. Après 4 heures d'attente, on décolle enfin avec des allemands qui vont à Puerto Natales. En chemin, le lago Argentino.


On a enfin la chance de photographier le wood-pecker patagon en plein boulot. Ca déménage ! Il ne met pas longtemps à faire sauter toute l'écorce. Une fois repu, dodo sur une branche.


Après la petite balade matinale, redescendons vers El Chaltén. Encore 3-4 heures de marche en perspective. Paysages différents. D'autres fleurs.





La laguna Torre donne naissance à rio puissant, le rio Fitz Roy. On a la chance d'observer une espèce endémique de canard qui nage incroyablement bien dans cet énorme bouillon. Impressionnante la petite bête !

Au petit matin, allons balader autour de la laguna Torre. Pas transcendental après la laguna de los Tres mais joli tout de même.

Certains cailloux, très colorés sont comme "cirés" par les années. Julie en veut un comme presse-papier sur son bureau. Pas possible, trop lourd.


A la mi-journée, plions le camp. Ce soir, on dort au campement Agostini, à 4 heures de marche d'ici. Le camp est situé en contrebas du cerro Torre, dans une vallée caillouteuse.


Non loin de notre tente vit un couple de charancos, des aigles charognards/chasseurs. Malheureusement, le tourisme de masse en a fait des pilleurs de poubelles.



Bien différente de celles de chez nous, cette fleur nous semble être "carnivore" ou peut-être tout simplement, un piège. Beaucoup de moucherons restent "englués" à l'intérieur.


Le lendemain, allons jusqu'au glacier Piedras Blancas, à une heure du campement. D'énormes éboulis rocheux en gardent l'entrée. Certaines pierres font bien 10 mètres de haut. Du coup, parcours complet : rando + escalade.


Redescendons avec précaution dans la vallée, nos pieds ont presque le vertige.


Dans la redescente, découvrons plusieurs petites mares aux couleurs inédites.



En contre-bas de la laguna de los tres, la laguna Sucia (sale). Sale? elle est pourtant bleue turquoise.




Laguna de los tres

Rio Blanco
Une fois au campement Poincenot, on monte la tente et on prend des forces. Il nous faut grimper une jolie petite coline jusqu'à la laguna de los tres (pente à 20%). Comme toujours, nos efforts sont récompensés !




Le deuxième jour, on poursuit la route vers le camp Poincenot, juste en dessous du Fitz Roy. En chemin, pas mal de petites mares sympas et de jolis rios.


Paquerettum primaverum patagonicum ?!


Le soir, on se jette un petite vodka Nikita avec notre voisin, Richard. Il vient des Etats-Unis et fait des décors pour le cinéma. Chic type, fou de nature et de randos comme nous. Il suspend ses vivres à 3 m de haut. Etrange. Vieux réflexe. Il est habitué à faire du camping dans les Rocheuses et là-bas, il y a des ours ...


Au campement, notre nouveau voisin : le moineau patagonicum.



Notros patagonicum, pour une fois qu'on connait le nom, on en profite !


Une fois en haut, vue sympa sur le Fitz Roy et la forêt de lengas. C'est vraiment très beau ici mais les sentiers sont très fréquentés. Un peu trop à notre goût. Ca nous change des deux derniers mois où on était toujours tous seuls.


Le premier soir, on compte dormir à la laguna Capri, à seulement 3 heures de marche. Vue sur une autre vallée, ...


Le lendemain de notre petite mise en jambe, partons pour 4 jours de camping autour du Fitz Roy et du Cerro Torre.


Traversons plusieurs prairies de pissenlits; il y a de quoi faire de la salade pour un régiment ! Dommage qu'ils soient déjà en fleur, on se seraient bien laissés tenter.

La petite lagune, engrossée par la fonte des neiges, vient déborder dans la vallée.


En haut, il fait un vent à décorner les boeufs ! ... et un froid de canard. On s'abrite derrière une grosse pierre pour ne pas geler sur place. Après le pique-nique et 2-3 photos, on redescend au chaud dans la vallée.




En chemin, beaucoup de fleurs et donc, beaucoup de papillons.


On va jusqu'au mirador "Loma del Pliegue". 1000 mètres de dénivelé au programme; du coup, on a rapidement une vue panoramique des alentours.


Après une journée de repos, allons faire nos premiers pas dans le Parc National des Glaciers. On commence par une petite rando à la journée, 5 heures de marche aller-retour.


Arrivons à El Chaltén à 5 heures du matin. Il fait encore nuit. On pique la tente au camping des "sportifs", un camping libre à l'entrée du village. Vue imprenable sur le Fitz Roy et ses pics éclairés par la lune.