vendredi 17 octobre 2008

Parc national Lanin - Lago Huechulafqen

Aprés ces 5 jours reposants, on laisse les Mapuches á leur petit paradis. Retournons á Junin se ravitailler avant de repartir vers le lago Lolog.



Sous les grands arbres pousse une véritable foret de bambou. Il y en a partout, vraiment. Les fortes chutes de neiges ont mis au sol les plus vieux et les plus secs d'entre eux. Un vrai Mikado ! Il faut pas longtemps pour se casser la figure.




On sait, il y a beaucoup de photos d'oiseaux, on aime bien. Mais, on aime bien aussi les insectes parceque les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi !
Le lac est bordé de petites criques. Les canards y trouvent refuge et tranquilité sauf, quand deux gros randonneurs viennent faire craquer le bois sec.


Paulo prend une photo d'une voisine au petit matin. La bete est un peu timide, pas moyen de lui faire tourner la tete !

Petite vue bucolique sur le volcan Lanin, le sommet du secteur. Paulo aurait bien été pécher la truite mais les braves betes finissent de frayer. Plus qu'une petite quinzaine á attendre ! Il a quand meme le moulinet qui le démange en voyant tout ca.


Une bonne partie de la journée se passe ici, les fesses sur un rondin. On en profite pour mettre au point la nouvelle gastronomie du campeur. Toasts de mozarella á l'origan et aux cendres d'araucaria, créme de lait déshydratée au chocolat de Bolivie, ... le genre de petit plaisir simple mais indispensable de la vie au grand air.



Et puis quand on fait pas de feu et qu'on mange pas, on fait comme lui, on fait la sieste au soleil !



D'aprés les Mapuches, les sentiers sont, lá aussi, inpraticables; c'est rapé pour l'autre lac. On a donc une bonne raison de rester ici á vivre en harmonie avec la nature. C'est parti pour 3 jours tranquilles : feu, manger, feu, manger, écouter oiseaux, balade, feu, manger, dodo, ... feu, manger, regarder, feu, écouter vent dans les feuilles ...



Au bout de la plage, on fait sonner la cloche. La famille qui habite la berge d'en face vient nous chercher en barque. Ce sont des Mapuches, les habitants originels de cette région qui ont été exterminés en quasi-totalité par les colons de l'époque. Les derniers survivants tentent de conserver leurs traditions et de vivre sur les terres de leurs ancetres en harmonie avec la nature.


Par moments, un vert gazon recouvre le sable. Ca soulage les mollets, notre carapace pése bien lourd. Mais ce gazon, c'est surtout le garde-manger des oies.


Et puis quand on en a "marre" des arbres, on continue la route sur les plages de sable noir. Pour la petite anecdote, on s'arrete faire le pique-nique sur le bord de l'eau et surprenons 2 bons braconniers en train de décharger un cerf fraichement débité. Ils sont pas franchement loquaces, plutot mal á l'aise.


Aprés les 2 premiéres nuits, décidons de rallier l'autre coté du lac et d'essayer ainsi de réaliser la balade initiale. On s'émerveille sans cesse des nouveaux paysages qui s'offrent á nous. Traversons des forets d'Araucaria gigantesques, une espéce de résineux endémique.
On ne sait pas si c'est á cause de ses eaux claires, mais ce lac est un vrai miroir du matin jusqu'au soir. Ou, c'est peut-etre grace au soleil qui chasse la brume tous les matins.


Au bout de 2 jours, le soleil revient pour de bon; mais les nuits restent fraiches. En meme temps, c'est pas etonnement, il y a encore un mois, tout était enneigé.


L'endroit est á 3 heures de la piste la plus proche. Personne ne vient s'aventurer par lá. Du coup, on est Tranquilles ! Exactement ce qu'il faut pour observer les nombreuses espéces d'oiseaux qui vivent ici. Ca va des perroquets (eh oui, meme en Patagonie !) aux oies sauvages, canards, faucons, pics verts, ibis, ...


On campe les 2 premiéres nuits á coté de la cabane du guardaparque. Il n'y a pas un chat, l'endroit est déserté depuis les premiers flocons. On s'aménage un nid douillet dans une des dépendances de l'écurie. C'est quand meme mieux pour essuyer les averses de grele.


Au départ, on veut rallier un autre lac á deux jours de marche plus au sud que celui-ci. Mais, on arrive un peu trop tot. Le rio Paimún est encore trop puissant pour etre traversé á pied. On aurait bien abattu un arbre pour passer mais on avait oublié la hache. Finalement, on rebrousse chemin.


On arrive á Junin en stop. Un agriculteur parti livrer ses oeufs nous charge au passage á condition qu'on lui serve son maté pendant le trajet. Le maté c'est sacré. Content de nos services, il nous offre une 1/2 douzaine d'oeufs qui sont parait-il meilleurs que les francais. Ouais !
2 jours plus tard, aprés quelques asados et bons flacons, on part pour le lago Huechulafqen.

1 commentaire:

Unknown a dit…

Coucou!
alors agréable le maté? et vous avez gouté au Dulce de Leche??? et plus qu sud, il y a du bon chocolat...
Enfin nous on se régale de bonnes choses, comme le pain, le formage, le vin!! Ca ne vous manque pas un ti peu!
On pense à vous :-)
lolo& filip