samedi 13 décembre 2008

De Rio Mayo à El Chaltén : mission stop dans la steppe


Après 10 heures à scruter la piste et à attendre un sauveur qui n'arrivera pas, il nous faut nous résoudre à monter dans un bus qui passe par là, une fois par semaine. Dans 400 kms de piste (sans même un hameau), on arrive enfin à El Chaltén, petit village au pied du Fitz Roy.


Seule consolation après 8 heures de stop infructueuses (Pas une voiture), un beau coucher de soleil. On verra demain si on a plus de chance. On relativise, on est que de passage, d'autres vivent ici ...


On reste malheureusement bloqués à Bajo Caracoles, à 130 kms de piste au sud de Perito Moreno. Un petit combi de la même compagnie vient remplir, de touristes supplémentaires, notre bus. Désolés, les chauffeurs doivent nous laisser là, au milieu de nulle part. Bajo Caracoles, pourtant sur les cartes, ne compte que 30 habitants. Ambiance délirante ! Tranquilité garantie !



Arrivons à faire du stop avec l'unique véhicule qui passe par là, un car de touristes. Et incroyable mais vrai, on voyage gratuitement. Ca fait bizarre de voir des touristes, ca fait deux mois qu'on en a pas vu un. Escale à Perito Moreno où on se fait invités par les chauffeurs dans leur logement de fonction. Hallucinant ... Grâce à Eduardo (un des chauffeurs) qui prévient un collègue, on arrive à faire du stop avec le bus ralliant Perito Moreno à El Chaltén.



Le lendemain, poursuivons le stop sur la route 40, où il ne passe pas un chat !!! Cette portion de la ruta 40 est complétement désertée et désertique : un village tous les 200 ou 400 kms. Enfin, si on peut appeler ca un village ! Entre deux "villages", la steppe, le vent, la poussière et quelques guanacos (cousins de la vigogne) et des ñandus (autruches).


On est chanceux. Moins de 15 minutes après le départ de Grétel, une voiture s'arrête et nous emmène jusqu'à Rio Mayo. Un bled affreux au milieu du désert. Au volant, Hermiño, l'avocat du village. Très sympas, lui et sa femme nous offrent un toit pour la nuit, l'apéro et même le gâteau en dessert. Ils veulent tout savoir de nos aventures et ... c'est qu'ils auraient presque du mal à nous laisser partir.

Lago Vintter

Après 5 jours au lac Vintter, partons avec Nikita à Rio Pico où il va se ravitailler en vivres ... Les paysages sont sympas mais on est contents de pas faire à pied les 35 kms de piste.
Faisons nos adieux à Nikita. Hasta luego amigo ! 2 heures plus tard, montons avec Grétel et Isabel qui vont à Sarmiento à 400 kms de là. Descendons à 70 kms de Sarmiento au desvio qui mène à Rio Mayo. Elles nous souhaitent bonne chance pour le stop. Pas étonnant, en 400 kms à travers la steppe, on a croisé 4 voitures. On verra bien ...


Et le soir, quand on est pas à l'apéro avec Nikita et Grétel, on discute avec les papillons de nuit. Tous plus beaux les uns que les autres.



Euh, ... un coucher de soleil


Euh, ... une crique



Euh, ... un hanneton qui s'envole



A part ca, pas grand chose. On profite de ces moments de repos et de cet endroit magique pour faire de belles balades dans les forêts de lengas et des pauses farniente dans les petites criques du lac.



Du coup, on peut apprécier la beauté des fonds et la transparence de l'eau.



Les jours qui suivent, il fait incroyablement beau et chaud. Pas un souffle de vent. Le lac est d'huile. Depuis deux ans, Nikita ne reconnait plus son lac. Ici aussi, les déréglements climatiques se font sentir.



Après quelques minutes de bagarre, Paulo met au sec la nouvelle "truite de sa vie". Elle pèse un peu moins de 3 kgs et fera un très bon repas pour le soir. Pour l'apéro, Nikita fait des sashimis avec la queue et Grétel cuit le reste dans son vieux four à bois. Un véritable festin !


Un tronc d'arbre tombé dans l'eau lui permet de gagner une quinzaine de mètres pour pêcher le tombant.


Le lac Vintter regorge, parait-il, de très grosses truites. Forcément, Paulo a le moulinet qui le démange. Du bord, il est difficile de piquer les gros spécimens. Paulo doit donc jouer le héron et s'approcher comme il peut, des eaux plus profondes.



Le lendemain, c'est le 29. Et, comme tous les 29 de chaque mois, les argentins mangent des ñoquis. Nous sommes gracieusement invités à partager ce repas. Toute l'après-midi, Grétel et Isabel (une amie du Paraguay en vacances chez eux) se sont attelées à la fabrication des "petits boudins". Bien entendu, le repas commence par quelques tournées de vodka accompagnées de petits beignets de champignons. Ce soir, il y a aussi Tapé, leur voisin le plus proche. Il n'habite qu'à une heure de piste d'ici. Passons une excellente soirée. Sommeil de plomb.



Dés le premier soir, Nikita vient nous offrir l'apéritif comme il le fait avec tous les gens qui le visitent. Au programme, beignets de vesse de loup et vodka maison. Nikita, comme son père et son grand-père avant lui, fabrique une excellente vodka. Aujourd'hui, c'est vodka citron. Mais il fabrique également de la vodka au poivre et la véritable Zubrowska. Après 2-3 culs secs, il repart avec sa boite à oeufs sous le bras. C'est là-dedans qu'il range les "dés à coudre" qui servent à boire la potion magique.



Faisons connaissance avec notre nouveau voisinage. Une sorte de troglodyte mignon Patagon. Plutot discret mais très bon chanteur ! Il vaut bien Sandrey mais dans un autre registre.



Nos amis de Corcovado nous ont parlé de Nikita, un russe qui vit depuis 25 ans au lac Vintter. C'est l'unique habitant du secteur. On ne tarde pas à le rencontrer, au volant de sa vieille chevrolet jaune. On pique la tente sur ses terres.

Lago Guacho

On va leur octroyer quelques jours de repos, on voudrait pas qu'ils nous fassent faux bond et qu'ils nous abandonnent ici; la route est encore longue jusqu'à Ushuaïa.


Après une bonne quinzaine de kms, nos pieds commencent à sérieusement se plaindre du travail qu'on leur demande. Un 4x4 les entend gémir et s'arrête. Ca tombe à pic ! Encore la DDE locale. A part eux, les voitures se font vraiment rares par ici. Il nous dépose au desvio qui mène au lac. Encore un peu de courage les pieds, plus que 5 kms !




Lorsque le soleil vient transpercer le toit, c'est le signal ! On plie tout et c'est repartit. Objectif du jour : le lago Vintter, à 35 kms de piste plus au sud. A moins de 2 kms de notre "maison", il fait un soleil magnifique. Incroyable ce micro-climat pourri ! Sans doute normal en Patagonie.


De notre fenêtre double vitrage en plastique de récuperation, on scrute le ciel en espérant que ca s'améliore un peu. C'est sympa cette petite maison mais on aimerait bien en partir un jour.


On installe notre table de fortune au coin du feu le lendemain matin; car aujourd'hui, ce n'est plus de la pluie qui tombe mais de la neige et forcément, il ne fait pas chaud !


Le lendemain matin, le bruit des premières gouttes de pluie vient nous sortir du lit. Rapidement, c'est un vrai déluge qui commence. Paulo remet en état le premier étage, histoire de faire un "second" toit. Ca a l'air de marcher, pas une goutte au sol. Impossible de mettre le nez dehors, c'est une vraie tempete ! Pour s'occuper, Paulo se lance à faire du pain dans la petite cheminée de notre refuge. Le pain est cuit à même la pierre. Ca fonctionne à merveille ! On aura du pain frais pour le petit déjeuner de demain.



Une fois descendus du 4x4, plus que 5 kms à pied pour rejoindre le lago Guacho. Le chauffeur nous indique l'existence d'une maison abandonnée sur le bord du lac. Le vent, puissant, et le ciel bien nuageux nous donne l'envie de s'y installer plutôt que de piquer la tente. Le toit, comme le reste de la bâtisse, n'est plus tout jeune mais ca fera bien l'affaire.

Deux jours après cette "embuscade" mémorable, on fait nos adieux à toute l'équipe. On part à pied sur la piste qui mène à Rio Pico (100 kms de là), en espérant pouvoir faire un peu de stop.
C'est que marcher sur la piste, ca fait mal au dos, aux pieds, ... Après 20 kms sous le soleil, un 4x4 s'arrête. Les mecs bossent pour la DDE locale (pas plus surmenés que chez nous !), ils vont nous déposer 20 kms plus loin, à l'embranchement du lago Guacho. En chemin, les paysages changent. On entre en Patagonie sud. Les arbres se font rares, les coihués ont laissés place à la lenga; et les vertes prairies à une steppe qui s'étend à perte de vue.
Ici, les éleveurs de bétail ont des estancias de 20 à 40 000 hectares et forcément, des milliers de têtes de bétail. Bien à l'image de ce pays gigantesque !

Corcovado

Il nous faudra une bonne journée et un bon repas chez Quiño pour récupérer. On est des sportifs maintenant ! plus trop l'habitude de lever le coude.

Le sourire et le tee-shirt de Carlos résument à merveille notre quotidien ! Quel bonheur d'être "vagabonds", surtout que de villes en villes, l'accueil est toujours plus chaleureux.



C'est ensuite une embuscade improvisée qui prend forme peu à peu. Un à un, les pilliers de la fine équipe de Corcovado arrivent ! Sandrey, le chevelu, est chanteur. Du coup, on a le droit à quelques unes des plus belles chansons de son répertoire. Ca danse, ca chante, la fête quoi ! Et ca dure jusqu'au bout de la nuit, ou plutot jusqu'au petit matin. Don Tito, l'ancien gendarme, nous ramène à la maison vers 5h30 du mat'.



Le soir même, allons manger un morceau chez Quiño, qui était lui aussi à la supérette. En discutant, on apprend qu'on dort chez le maire de la commune. Pas vantard pour un sou ce Raúl. Après nous avoir donner les clés, il s'est eclipsé.
Un jeune du coin vient vendre à Quiño, un saumon fraichement pêché dans le rio Corcovado. Paulo se rend compte par la même occasion qu'il ne pourra pas en pêcher vu le petit matériel qu'il a avec lui. Une autre fois peut-être.
Mangeons comme des rois. Quiño est très bon cuisinier. Goutons l'agneau du pays avec des frites maison, vin rouge, ... excellent !


Arrivons donc à Corcovado en fin de journée. Sergio nous laisse devant l'unique supérette du village. Paulo, qui a toujours la langue bien pendue, commence à plaisanter avec des types qui se retrouvent là, comme tous les jours, pour discuter autour d'un bon maté.
L'un d'eux propose de nous emmener au camping. Très rapidement, il nous explique que le camping c'est pas très confortable et qu'au lieu de ca, il préfère nous offrir l'hospitalité dans un de ses gîtes. Que d'honneur ! Merci Raúl.


Après 2 bonnes nuits dans un vrai lit, on reprend la route vers le sud. Voulons aller en stop à Corcovado, petit village à plus de 100 kms de piste d'Esquel. Il parait qu'il s'y pêche des saumons qui remontent du Pacifique.
Rapidement, Sergio, le vendeur de glaces, nous prend dans son camion. Nos provisions sont au frais à l'arrière dans la chambre froide : -15 degrés. Sergio vend des glaces au milieu de nulle part. Il nous faudra 6 heures pour faire la tournée de ses clients du bout du monde. C'est pour nous, une bonne occasion de connaitre les coins et les recoins du secteur.

dimanche 23 novembre 2008

Parc national des Alerces

On avait prévu 2 jours de balade en plus dans le parc national des Alerces mais vu les conditions météo, on opte pour un repli stratégique sur Esquel, à 60 kms. La famille y va, ca tombe bien. On est contents d'arriver, il fait pas chaud à l'arrière quand t'es trempé !


Profitons ici et là des jolies criques enherbées et du soleil. On fait bien. Le lendemain, on lève le camp sous la pluie et plus on marche (sur la piste) plus il pleut. Le stop, on y pense pas, les gens nous regardent intrigués et continue leur route. Après 20 kms, une famille s'arrète. On monte à l'arrière du pickup.




Sous ses airs tranquilles, ce canard, qu'on voit pour la première fois, est un tueur ! Paulo s'en approche discrètement et pousse malgré lui une famille d'oies à l'eau. Le canard saute sur l'aubaine et fonce sur les oisillons. Les oies veillent aux grain et repoussent l'assaillant. Tout est bien qui finit bien.




Sur les bords du rio, beaucoup d'oies, des canards, des truites et des libellules. Elles commencent à sortir ici et là. Celle-ci s'est choisie une belle piste de décollage. Il faut juste espérer qu'elle n'ait pas atteri directement dans la gueule d'une truite.







Après une bonne nuit, on va se balader le long du rio Arrayanes. Eaux plus turquoises que jamais et des arrayanes PARTOUT !


Campons au bord du rio. Marguerite notre voisine "s'incruste" au moment du thé ! C'est pas qu'on veuille pas partager mais la théière est un peu petite ! En tout cas, ces vaches, toujours un mystère ! Pas de signe distinctifs, on ne sait pas à qui elles appartiennent ... elles vivent vraiment en liberté.



Heureusement, Dame Nature est là pour nous donner de l'énergie : montagnes, prairies, rios, ...



En 3 heures, 5 voitures et 5 refus. La sixieme, c'est la bonne. A l'interieur du pickup, trois mapuches bien avinés mais heureusement, ils connaissent bien la route ! Longeons avec eux le lago Rivadavia jusqu'a son extremité sud. Là, les mecs nous laissent au milieu de nulle part. Les mollets vont devoir prendre le relais. Le stop ici, faut pas compter dessus. Du coup, 10 kms à pied jusqu'au rio Arrayanes. Longeons pour s'y rendre le lago Verde.
Non seulement la piste fait mal aux pieds (nos chaussures commencent à fatiguer) et en plus ca grimpe !

Après une nuit "chasse aux moustiques" sur le bord du rio, on reprend la route. Cette fois-ci encore, pas le temps de lever le pouce. C'est reparti direction Cholila, Villa Lago Rivadavia à 80 kms de là. Rapidement, l'asphalte laisse place à une piste poussiéreuse et très peu fréquentée. Notre chauffeur du jour est l'architecte de la maison de Florent Pagny. On l'a retrouvé le fuyard !!! Bref. Passons à coté de Cholila où Butch Cassidy et ses complices vinrent se cacher un temps. Florent n'avait plus qu'à suivre, il habite à quelques kms de là !
Notre architecte nous laisse à Villa Lago Rivadavia. Un magnifique village fantome, jugez-en par vous meme, photo ci-dessous !



D'el Bolson, voulons aller marcher quelques jours au lago Puelo, situé à 20 kms au sud. Par pur hasard, on croise Gerardo (lago Guillelmo) en s'y rendant. Il est responsable d'un camping et il nous invite à le visiter à notre retour. Après 15 kms de piste en plein soleil, on arrive enfin. Malheureusement, ca nous plait pas. Chanceux, on arrive à faire du stop jusqu'au camping de Gerardo.
Il nous offre le gite et le couvert, nous on se charge du reste, en l'occurence : du bon vin. Passons une très bonne soirée avec lui et Pancho, un collègue. Incroyables de gentillesse ces argentins !

Parc national Nahuel Huapi

Après 3 jours dans la petite bourgade, on reprend la route toujours plus au sud.

Le lendemain, plus que 10 kms. En peu de temps, on décolle en stop pour El Bolson. On s'installe au camping. Ce soir, c'est asado. A peine le dos tourné, que ce petit alcon (faucon) est déjà en train de nous voler le gras de la viande. Paulo est en colère, c'est ce qu'il préfère !




Après ces deux jours reposants, décidons de rallier le lieu-dit Villegas sur la route d'El Bolson. 20 kms de sentier nous en séparent. On coupe la poire en deux. On fait 10 kms et on s'arrete camper sur les rives du Manso, chez Ruben, un mapuche. Rubben a quelques vaches qui vivent en liberté sur ces terres. Tous les soirs, il pousse de longs cris d'un autre age et les braves betes rappliquent comme par magie.




Déjà vu au lago Nuevo, ce canard plongeur, chasseur de truites, se laisse photographier. Pour dire vrai, c'est comme une star, il faut se planquer pour lui piquer un cliché !



Ici, c'est le printemps, tout repousse. Meme les oisillons ! Chanceux, pouvons observer la petite famille en balade dominicale dans les roseaux.



On décide de rester 2 jours à profiter de l'endroit. Paulo va à la peche pendant que Julie alterne bains dans le lac et bains de soleil. Content de pecher en rivière, Paulo délaisse le lac pour le rio Manso d'où il sort quelques beaux spécimens. Le rio, à l'image du lac qui lui donne naissance est translucide, eaux bleu/vert turquoise.


La piste, d'abord en plein soleil, s'enfonce rapidement dans une épaisse foret de Coihué. Ca rend tout de suite plus agréable les 10 kms manquants. L'endroit est vraiment sauvage. En queue du lac, nait le rio Manso. Très beau rio, large, puissant et on l'espère, poisonneux.



Rendus à la route, à peine le temps de lever le pouce qu'une voiture s'arrête déjà. Gerardo au volant de sa Renault (sans doute de collection en France, tant elle est vieille) descend vers El Bolson à 80 kms de là. Il est vraiment adorable. Il nous dépose à 15 kms du lago Guillelmo, à l'entrée d'une piste qui mène au lago Steffen. Hasta luego Gerardo !



Au petit matin, on s'active pour rejoindre au plus vite la route. La balade commence par une traversée de rivière. Cette fois-ci, impossible de fabriquer un pont, il va falloir enlever les chaussures ! Il aurait pas fallu qu'elle fasse 5 mètres de plus, l'eau nous congèle littéralement les pieds.


Le soir, pour compléter nos 15 kms de ce matin, on fait 5 kms de plus jusqu'aux berges du lago Guillelmo. Passons la première nuit dans un endroit moyennement joli : végétation de transition ... pas sensationnel. Le lendemain par contre, on se rattrape. On longe le lac jusqu'à son extrémité sud et on campe les pieds dans l'eau, c'est le cas de le dire. On s'aménage deux lits dans les graviers. Les vaguelettes viennent mourir à 50 cms de nos tetes. C'est très romantique. A la nuit tombante, on apercoit un vison qui nage à bonne distance des berges. C'est que la bête est d'un naturel farouche.


Une fois en queue du lac, on rejoint la route. Les voitures filent à toute vitesse. C'est pas gagné pour le stop ! En moins d'un quart d'heure, c'est parti. Javier va jusqu'à Villa Mascardi, ca tombe bien, nous aussi. Il va meme plus à l'ouest, jusqu'au lago Hess, à 30 kms de piste de la route principale; où il travaille comme guide de pêche. Il fait l'aller-retour, du coup, on profite de l'aubaine pour visiter l'endroit. Longeons plusieurs lacs et rios magnifiques : lago Mascardi, lago Moscos, lago Hess et au fond, surplombant tout ca, le cerro Tronador.


Passons toute la matinée et une partie de l'aprés-midi à longer le lac; découvrant ici et là de petites criques paradisiaques. Comme d'habitude, on a envie d'aller se baigner et en fait, non ! On va commencer par un bain de pied, on verra le reste plus tard.



Le refuge est construit à coté d'une petite lagune comme posée au milieu d'un cratère. L'endroit est sympa mais le terrain est en pente. Difficile de camper. On redescend vers une cabane construite sous un gros rocher. On passe la soirée avec Eliska, une tchèque rencontrée en chemin.


On longe d'abord le lac puis on décide de monter au refuge du Frey à 1700 mètres. On a prévu d'y camper. Belle balade qui se finit dans 50 cm de neige. Equilibre instable avec les gros sacs, Julie finit sur les fesses, sourire aux lèvres !
On voulait poursuivre le lendemain sur les crêtes mais les fortes chutes de neige rendent les sentiers inaccessibles.
Arrivons à Bariloche sous des trombes d'eau. On se croirait en Bretagne la veille du 15 aout ! Trouvons une petite auberge familiale avec cuisine, sympa. Du coup, on passe deux jours aux fourneaux et on retrouve le confort d'un vrai lit après 3 semaines de camping consécutives.
Et puis, comme toujours, les mollets nous démangent. On remplit nos sacs de 8 jours de rations et on repart pour le lago Guttierez.