lundi 4 août 2008

Cañon del Colca

Apres etre descendus, il nous faudra remonter le canyon. 1000 mètres de dénivelé nous attendent, partons à la fraiche. Au bout de 3 heures, arrivons sur le plateau avec une certaine satisfaction. 1/2 heure de battement et on reprend la route direction Arequipa puis Cusco.





Un alpaca vient brouter autour de la tente, fier comme s'il avait un bar tabac, il ne nous dit meme pas bonjour.


les jours suivants, descendons un peu plus loin dans la vallée. piquons la tente dans une oasis.


Rencontrons cette bergère en redescendant vers San Juan. Les anciens sont impressionnants, meme à 70 ans, les sentiers difficiles ne semblent pas avoir de prise sur eux.

La redescente est bien plus dure que la montée, impossible de refuser les verres qui nous sont tendus. Quand nous arrivons à Tapay, le repas est pret mais les femmes sont fatiguées. Soledad, songeuse, regarde vers le lointain.


Partageons avec eux les boissons de fete, chicha, pisco, champa, .... Sommes les seuls etrangers à profiter de ces moments magiques. Condors et aigles tournent au dessus de nos tetes, tentant eux aussi de se meler à la fete.

Sommes invités à faire la fete avec les villageois. Il nous en coute une heure d'ascension supplémentaire au pied de l'apu, leur montagne sacrée. Ils y font des offrandes à la terre mère (pachamama) pour demander de bonnes récoltes ...
Autour de cette piste de danse à plus de 3000 mètres d'altitude, les hommes du village travaillent tous ensemble pour curer d'antiques bassins de rétention d'eau. Danseurs et musiciens leur donnent du courage.

Traditionnellement les tresses des femmes sont liées entre elles par de la laine d'alpaca.


les femmes epluchent de la racacha, tubercule proche de la yucca. délicieux.



Une fois à Tapay, retrouvons Soledad et d'autres femmes du village affairées à la préparation du repas communautaire. Le village est en fete depuis une semaine, aujourd'hui, c'est le dernier jour. Degustons quelques verres de chichas et mangeons notre premier cuy (cochon d'inde) grillé, le lapin local.


le lendemain de notre arrivée à San Juan, partons pour Tapay, village à deux heures de marche au pied de pics enneigés. Sur le chemin, beaucoup de maisons plus que rustiques. En photo, garage et voitures locales.


Ca fait 3 fois qu'on essaye de mettre cette photo de chapeau à l'endroit, pas moyen, alors tournez la tete! C'est le chapeau de la fille de Soledad et Victor, adorables villageois de San Juan de Chuccho chez qui on plante la tente pendant 3 jours.


Prenons le parti de suivre les chemins de muletiers, moins dangereux que les raccourcis qu'empruntent les villageois; ici, pas le droit à l'erreur.




Un petit apercu du relief dans le canyon, des sentiers à franc de colline ...




Après avoir vu le canyon d'en haut, l'envie nous prend d'aller voir au fond. 5 bonnes heures de marche nous attendent. Au menu, sentiers en laçets, passages vertigineux (c'est le cap Fréhel puissance 10!),et comme toujours, on en prend plein les yeux ... que dire de plus.




Départ à 4h30 du mat'de Chivay, on veut arriver de bonne heure pour voir les condors monter du canyon avec les premiers rayons du soleil et surtout les premiers courants d'air chaud. C'est réussi, certains passent à moins de 5 mètres de nos tetes. Impressionant!





En passant de l'autre coté de la rivière, tombons par hasard sur d'antiques habitations incas, construites à franc de falaise; une sorte de petite forteresse imprenable. Balade sympa, partons le lendemain pour le canyon de Colca.





Les fameuses terrasses, on croirait presque des rizières. La rivière est à 40 degrès, elle est principalement alimentée par des sources d'eau chaude.




A midi, on s'arrete dans un boui-boui pour manger. Soupe de légumes et d'alpaca, une première. Julie emprunte le chapeau d'une villageoise le temps d'une photo. Elle est pas mignonne?!





Nouvelle région, nouvelles coutumes et aussi nouveaux costumes traditionnels. Les femmes portent le plus souvent des chapeaux, gilets, ..., aux couleurs vives, brodés à la main. Les motifs très fins représentent montagnes, oiseaux, fleurs, ...




En marchant, sommes étonnés de voir des colibris (à plus de 3500 mètres) qui butinent les fleurs de cactus. Toutes les cultures sont en terrasse, les collines sont façonnées par la main de l'homme depuis l'époque inca. L'irrigation est incroyablement bien gérée.




Restons deux jours à Chivay. Courses, eaux thermales et balades aux alentours histoire de se mettre en jambes et d'arriver en pleine forme à Colca. Les paysages sont beaucoup plus secs que dans le nord mais toujours aussi grandioses.





De Huaraz, arrivons à Arequipa, la deuxième plus grande ville du pays, dans le sud péruvien. On s`y rachète un appareil photo et tout et tout ...

Y passons quelques jours, musées, balades mais la nature nous appelle une fois encore. Partons pour Chivay, petite bourgade à deux heures du Canyon.

Huaraz - cordillière blanche

Après l'escale à Huanchaco, où on s'est gavés de poisson, on reprend la route pour Huaraz.
Faisons un trek de 4 jours dans la cordillière blanche, une balade magnifique. Plaines à 4000 mètres, rivières, lacs turquoises, glaciers et sommets enneigés, ... Passons un col à 4800 mètres. Il fait un peu frais dans la tente, givre intérieur et extérieur; mais les paysages grandioses nous font oublier le froid.
On redescend vers la vallée et vers Huaraz. Le lendemain, repartons pour un site archéologique où l'on peut camper. Le bus a 2 heures de retard. Un magicien vient nous subtiliser notre sac à dos pourtant à 20 cm de nos pieds, on avait peut etre encore un peu la tete dans les nuages.
Bref, plus d'appareil donc pas de photos ...

mardi 15 juillet 2008

Forteresse de Kuelap

Partons demain pour huanchaco, petit village sur la côte pacifique, quelques 15 heures de bus en perspective.
En chemin, beaucoup de maisons traditionelles :terre et herbe de pampa.
Il nous faut maintenant redescendre dans la vallée, les nuages se sont levés, vue superbe sur les alentours





Entrée principale de kuelap.




Malgré un dispositif defensif bien etudié, les españols arriveront tout de même à exterminer les derniers occupants de la forteresse. A ce jour, seuls des crânes d'hommes ont été retrouvés, le sort des fommes reste à ce jour un mystère.




Plusieurs pétroglyphes ornent l'entrée principale de la forteresse.





Dans chaque maison, un puit de 1,5 mètres de profondeur situé au centre de la pièce faisait, le plus souvent, office de garde-manger mais pouvait également servir de tombes pour les défunts.

L'intérieur de chaque maison est parcouru par un petit tunnel de pierre, servant de cage à Cuis, les cochons d'inde de chez nous. Histoire de toujours avoir à portée de main de quoi se mettre sous la dent !! Bien entendu, chaque habitation a sa pierre à moudre le mais, l'aliment de base.



Certaines maisons sont ornées de frises directement intégrées aux murs de pierres sèches.


Quand lama faché, lama cracher ! On ira pas titiller de plus près le lama blanc, malgré les efforts de la montée, la douche de postillons ne nous dit pas vraiment.






Toutes les maisons d'habitation sont circulaires; sous l'influence inca, elles deviendront carrées. Vue imprenable, sans doute de bons moments à l'apéro !




La forteresse a la tete dans les nuages, des colonies de bromélias poussent dans les arbres qui envahissent les ruines.



Pendant la dernière heure de l'ascension, nous apercevons la forteresse à l'horizon. rentrons par l'entree nord, accueillis par les nouveaux occupants, une famille de lamas.



le sentier longe d'abord la rivière, les bromélias sont en fleurs.


Après la petite pause en famille à Leymebamba, on reprend la route pour Tingo, 3 heures de route dans la vallée. Rejoignons à pied la forteresse de Kuelap, perchée à 3000 mètres d'altitude. 10 km de montée nous attendent, au bout de 3h30, on y est !

Leymebamba

Remettons ça deux jours plus tard. Marita est une bonne élève, il devrait bientot y avoir baguettes, cookies et tartes aux pommes dans la boutique.
Entre deux tournées de pain, on part visiter le musée des momies de Leymebamba. Plus de 200 momies Chachapoyas (pré-inca) ont été retrouvées à 10 heures de marche du village autour du lac des condors, dans des maisonnettes taillées dans la falaise. Seule l'élite et les sacrifiés avaient le privilège d'etre momifiés. Super intéressant, on hallucine sur l'état de conservation des objets en bois, fibre végétale et aussi des corps; en bref c'est toujours aussi passionnant.
Une tournée de baguette plus tard, dégustons en famille du fromage suisse de Cajamarca avec le pain encore tout chaud. On leur a aussi fait des cookies au pur cacao, ils adorent.





Les deux boulangers sont au boulot, chacun sa méthode. Pendant que le pain pousse, on va partager un petit-déjeuner en famille, poulet et cochon roti au feu de bois, et mais bien entendu ! Marita et Carlilé son mari, sont vraiment adorables. L'accueil est vraiment chaleureux.




Four à bois à l'ancienne

A notre arrivée à Leymebamba, cherchons du bon pain, rencontrons Marita. C'est la patronne d'une des boulangeries du village. Elle semble motivée à apprendre à faire du pain français. Qu'à cela ne tienne, dès le lendemain 8h00, on est au four et au pétrin !



On quitte Cajamarca pour Leymebamba, via Celedin. 12 heures de route pour faire 250 bornes ...
Baptème de routes vertigineuses, à certains endroits, il faut mieux dormir pour ne pas voir le vide; la route n'est guère plus large que le bus, la vallée à 3000 mètres plus bas ...

samedi 5 juillet 2008

Cajamarca

Cette petite vieille croisée en chemin rentre chez elle sur la colline. Elle a filé la laine toute la journée.





Les arbres ne donnent pas encore de fruits, ca ne doit pas etre la saison !






le fameux zig-zag !




La pente est impeccable, tout avait été pensé. Jusqu'aux angles droits et autres zig-zags permettant de ralentir la vitesse de l'eau ...



Après 3h30 de marche, arrivons sur le site. Le canal, vieux de plus de 1000 ans est quasi intact; creusé avec une incroyable perfection, à meme la roche.



Bosque de piedras
Les moutons se chargent de l'entretien, histoire que les rocs poussent tranquilles.




Petite pause contemplative avant d'arriver à l'aqueduc de Cumbe Mayo. Au loin, la forêt de rochers, comme ils l'appellent ici.




Champ de lupin en fleurs, les fruits ("chocho") sont presque à maturité.


Sur le chemin, croisons de nombreux paysans affairés aux travaux des champs. Ceux-ci récoltent le blé à l'ancienne, cerpette à la main.


Les maisons sont toutes en terre et toit de paille, des tuiles ou de la tole ondulée pour les plus riches. Pour les murs, c'est une couche de terre, une couche de pierre; planchers et charpentes en tronc d'eucalyptus. Et oui, ya pas qu'en Australie que ca pousse!



Le surlendemain, partons pour le site inca de Cumbe Mayo, distant de 15 km. Vue imprenable sur la vallée, parcelles de blé, de maïs, de lupin et d'haricots mange-tout. On en prend plein les yeux mais c'est bien mérité, ca grimpe dur!






Après le petit bain, on va tester nos "nouvelles jambes", rejoignons à pied un cimetière Cajamarca à 5 km de là. Ce sont des niches funéraires taillées dans la roche, la tete au nord comme le veux la coutume.
Le lendemain de notre arrivée, besoin de repos, on va se détendre aux Baños del Inca; des sources chaudes soi-disant pleines de vertus. Ca nous fait un bien fou, ca c'est sur!


Chassés de l'Equateur par le mauvais temps, on poursuit notre route vers le Pérou. 2 jours de bus et quelques péripéties plus loin, posons nos gros sacs à Cajamarca. Le bus avec lequel on devait passer la frontière, est tombé en panne dans les montagnes: direction cassée. Plutot chanceux sur ce coup là, il ne nous en coutera que quelques heures d'attente.

Cuenca

Paulo en mal de sport, revise ses fondamentaux.




Le Président du Honduras (pour ceux qui suivent!) ne nous lache pas d'une semelle!




Une starlette se fait la montée des marches de Cuenca...







Observons ce petit vieux un long moment avant de lui tirer le portrait. Ca fait une demi-heure qu'il lit quatre lignes d'information sur les vaccins anti-rabbique. Pourquoi pas...


la buraliste

Il faut bien s'occuper la journée alors on se fait 2, 3 musées et notamment, celui des cultures aborigènes. Magnifique collection de plats, statuettes, couteaux, bijoux, .... impressionants de finesse et de maitrise pour l'époque; la plupart des pièces ont plus de 2000 ans.

Passons 8 jours à Cuenca, le mauvais temps nous empeche de partir quelques jours dans les montagnes du Cajas, camper et pecher la truite. Retrouvons ici, Santi, notre ami colombien rencontré à Quilotoa. Faisons la connaissance de Jesus, un espagnol des iles Canaries. Passons quelques superbes soirées en leur compagnie. Rigolades et compagnie ...